:::: MENU ::::

FOOTBALL WORLD VISION

UN THINK TANK SPÉCIALEMENT DÉDIÉ AU BALLON ROND…

NOTRE PROGRAMME

  • Jan 24 / 2015
  • 1
LOIS & INSTITUTIONS

FACE À LA SURCHARGE DU CALENDRIER : AUGMENTER LE NOMBRE DE REMPLAÇANTS

FACE À LA SURCHARGE

DU CALENDRIER :

AUGMENTER LE NOMBRE

DE REMPLAÇANTS

ÉTAT DES LIEUX 

Pendant très longtemps, les instances du football avaient la liberté de concevoir elles-mêmes l’architecture de leurs compétitions. Mais ce permis de construire qu’on aurait donné à n’importe qui, avait fini par générer plusieurs effets pervers :

– Un planning déstructuré : emmêlement, multiplication et surcharge des programmes compétitifs, conflit clubs/équipes nationales pour la mise à disposition des internationaux ;

– Un planning destructeur : augmentation du risque de blessure et de fatigue pour les joueurs, tentation du dopage.

En 2000, la FIFA réagit en lançant le calendrier international des matches coordonnés. En 2006, une version féminine est également créée. Le cadre a certes amélioré la coordination des épreuves, mais n’a pas permis de limiter leurs formats…

  Continue Reading

  • Juil 18 / 2015
  • 0
CLASSEMENT FIFA

Améliorer le classement FIFA

FOOTBALL WORLD VISION

AMÉLIORER

LE CLASSEMENT FIFA

 

INTRODUCTION

 Le tirage au sort de la phase éliminatoire de la Coupe du Monde 2018 approche à grands pas. Le fameux classement FIFA sera utilisé pour hiérarchiser les équipes nationales, mais inefficace sur toute la ligne, son système évaluatif est encore sujet à controverse. En septembre 2013, Football World Vision avait déjà anticipé le problème et avait demandé au Comité Exécutif de la FIFA de réformer la méthode de calcul. En ce sens, des propositions lui avaient été soumises afin qu’elles puissent être appliquées pour le tirage au sort de la CM 2014, mais notre think tank n’avait pas été écouté. Pour le bien du jeu, F3V a décidé de relancer l’instance faîtière tout en publiant ses recommandations sur son site. Un sujet éminemment crucial car l’équilibre compétitif et l’équité sportive de notre épreuve fétiche en dépendent. Explications.

ÉTAT DES LIEUX

En 1993, la FIFA créé un classement mondial des sélections en s’appuyant sur divers critères : nombre de points obtenus, score, performance à l’extérieur, coefficient des matches et des tournois, valeur de l’adversaire, etc. En 2006, le classement FIFA se réforme en simplifiant son mode de calcul. Il est réactualisé tous les mois et donne une certaine idée de la hiérarchie du moment. On l’utilise surtout pour orienter le tirage au sort de la Coupe du Monde mais aussi de certaines compétitions continentales (Copa América, Coupe d’Asie, Coupe d’Océanie).

Mode d’emploi

Calcul des points

Pour calculer le nombre de points obtenus sur un match par une équipe (sélection masculine A), le classement FIFA utilise la formule suivante : P (Points) = M*I*T*C.

– M (Matches) : correspond au barème utilisé en championnat, une équipe peut empocher entre 0 et 3 points.

M = VALORISATION DU RÉSULTAT D'UN MATCH

Victoire3
Victoire aux tirs au but2
Nul ou défaite aux tirs au but1
Défaite0

– I (Importance) : correspond à l’importance du match avec un coefficient allant de 1 à 4.

I : IMPORTANCE DU MATCH

Matches amicaux (tournois régionaux etc.)1,0
Phases éliminatoires de la Coupe du Monde et des Championnats Continentaux2,5
Phases finales des Championnats Continentaux et de la Coupe des Confédérations3,0
Phase finale de la Coupe du Monde4,0

– T (Team) : correspond à la valeur de l’adversaire indiquée par son rang au classement FIFA lequel est redéfini chaque mois. La formule est la suivante : 200 – le classement de l’adversaire. Le résultat obtenu ne peut être inférieur à 50. Seule l’équipe classée première a une valeur de 200.

T : VALEUR DE L'ADVERSAIRE

200 - classement de l'adversaire

– C (Confederation) : correspond au coefficient de pondération des confédérations. Pour le déterminer, la FIFA  se base sur les résultats obtenus lors des trois dernières Coupes du Monde. Seuls les matches intercontinentaux sont pris en compte. Le barème est le suivant : victoire 1 point, nul 0,5 point et défaite 0 point. On divise ensuite le nombre de points par le nombre de matches joués. Ensuite pour obtenir le coefficient de chaque zone, on applique la formule suivante :

Coefficient Confédération X = 4√ (moy02-10 de X / moy02-10 de meilleur confédération).

Le meilleur total ne peut excéder 1 mais il ne peut être inférieur à 0,85.

Exemple : sur les 3 dernières CM (2002, 2006 et 2010), la CAF affiche une moyenne de points s’élevant à 0,34. On l’a divise par celle de la CONMEBOL car cette dernière présente le meilleur ratio (0,63). 0,34/0,63 = 0,53. Pour obtenir le résultat final, on obtient la racine quatrième de ce total, ce qui donne 0,86.

Ci-dessous les valeurs de toutes les confédérations redéfinies tous les 4 ans après chaque Mondial. Si 2 équipes issues de 2 confédérations différentes s’affrontent, une moyenne des 2 forces est calculée. Exemple : un match UEFA/CAF donnerait une moyenne de 0,93.

C : COEFFICIENT DES CONFÉDÉRATIONS

ZONESCM 2002CM 2006CM 2010TOTALMOYENNECOEFFICIENT
UEFA0,510,760,591,860,621,00
CONMEBOL0,600,620,671,880,631,00
CONCACAF0,550,190,361,110,370,88
CAF0,410,280,331,020,340,86
AFC0,410,250,361,020,340,86
OFC000,500,500,170,85 (0,72)

– Calcul d’un match : pour obtenir le nombre de points obtenus sur une rencontre on multiplie ces 4 critères : M*I*T*C

Exemple : Pays-Bas – Espagne : 1-0, premier tour de la Coupe du Monde 2014

Vainqueurs, les Pays-Bas empochent 2400 points (maximum). Défaite, l’Espagne n’engrange aucun point.

EXEMPLE DE CALCUL D'UN MATCH

 PAYS-BAS (15')ESPAGNE (1')
M (Valorisation du résultat)30
I (Importance du Match)44
T (Valeur de l'adversaire)200185
TOTAL2400 points0 point

Calcul d’un cycle

Les sélections sont évaluées sur les 4 dernières années. On calcule une moyenne de points obtenus sur une année (nombre de points obtenus / nombre de matches). Si l’équipe dispute moins 5 matches dans l’année, la moyenne perd 20% de sa valeur par match non joué. Ensuite on additionne les 4 sous-totaux annuels pour obtenir le nombre total de points. D’autre part, un facteur de pondération lié à l’ancienneté du match est appliqué. Moins l’année est récente, plus son coefficient est faible : 1,00 ; 0,5 ; 0,3 ; 0,2.

Ci-dessous, le total des points engrangés par les Pays-Bas entre août 2010 et juillet 2014, après la CM.

EXEMPLE DE CALCUL D'UN CYCLE - PAYS-BAS (3') Août 2010/Juillet 2014

2011 (*0,2)2012 (*0,3)2013 (*0,5)2014 (*1)TOTAL
696,05 (139,21)264,04 (79,21)628,77 (314,38)963,61 (963,61)1496

Un classement FIFA peu significatif

Simplifié en 2006, le système reste encore perfectible sur de nombreux plans.

Au niveau des points

– La force de la confédération est un critère discutable surtout qu’il se fonde sur un calcul assez compliqué. Ce sont avant tout les équipes qui déterminent la valeur d’un match, ce qui est déjà indiqué par leur classement. Un Andorre/Luxembourg en amical obtiendrait un meilleur coefficient confédéral qu’un Argentine-Nigeria en CM.

– Sans la pondération confédérale, une victoire peut rapporter entre 150 et 2400 points, ce qui donne un rapport allant de 1 à 16, un écart totalement disproportionné.

– Absence d’un système de bonification qui récompense le parcours de certaines équipes. Par exemple : en 2014, l’Équateur qui n’a pas passé le premier tour de la CM, a gagné 4 points ce qui donne une moyenne de 1.33 en 3 matches. En revanche, l’Algérie éliminée en 8èmes de finale avec le même total, n’obtient qu’un ratio de 1 point en 4 matches.

Au niveau du cycle

– Ce n’est pas seulement la méthode de calcul qui pose problème, mais le système compétitif lui-même. Au niveau cyclique, les compétitions continentales s’alignent sur des périodicités différentes (CAN tous les 2 ans, EURO tous les 4 ans, etc.) et les formats des épreuves changent d’une zone à l’autre, ce qui fausse l’évaluation. Dans certaines confédérations comme la CONCACAF ou l’OFC, les formations les plus faibles disputent très peu de matches officiels à cause d’un système expéditif (match à élimination directe). Le pire c’est que certaines sélections qualifiées d’office pour un tournoi qu’elles organisent, peuvent être amenées à ne jouer que des rencontres amicales. Conséquence immédiate : la moyenne de points chute obligatoirement. Aussi l’activité intercontinentale des sélections est faible : une Coupe du Monde quadriennale ainsi qu’une Coupe des Confédérations d’envergure limitée, ont peu de chances d’influer sur la hiérarchie du classement.

– Le classement FIFA évalue les performances des équipes nationales sur les quatre dernières années écoulées. À ce titre, le cycle quadriennal utilisé semble être approprié car il correspond à celui de la Coupe du Monde. Mais le grief concerne le facteur de pondération : moins l’année est récente, plus le résultat acquis perd de sa valeur (*1 ; *0,5 ; 0,3* ; *0,2). L’accent est donc mis sur la dernière année qui représente 50 % de la valeur des points. Ce qui est assez conséquent. Résultat : les équipes les mieux classées au rang FIFA ne sont pas toujours celles qui ont le mieux réussi dans les épreuves importantes.

Classement FIFA et tirage au sort de la Coupe du Monde

Un tirage plus géographique que sportif

La FIFA se base toujours sur le classement mondial du moment pour diriger le tirage au sort. Celui de la phase finale a été effectué le 6 décembre 2013, juste après la fin des éliminatoires. Mais au lieu d’utiliser les tous derniers résultats publiés en novembre 2013, le comité d’organisation de la CM a préféré prendre en compte ceux d’octobre 2013, une disposition déjà prise en 2009. Cette date précoce a été arrêtée afin de ne pas avantager les éventuels mondialistes ballottés en barrages (coefficient supérieur à un match amical), sans compter que 21 des 32 finalistes étaient déjà connus en octobre.

Ces derniers ont été versés dans 4 chapeaux de 8 équipes. Les formations issues du même pot ne peuvent pas s’affronter et doivent au gré du hasard, occuper successivement les 8 groupes allant de A à H. Les 7 meilleures sélections classées au rang FIFA et le pays hôte, héritent du statut de tête de série (pot 1). Les 24 équipes restantes ont été triées selon leur origine continentale (pot 2, 3 et 4), leur rang sportif est totalement ignoré (cf. ci-dessous), ce qui peut donner lieu à des poules totalement déséquilibrées, mais c’est un autre débat sur lequel on reviendra.

TIRAGE AU SORT DE LA COUPE DU MONDE 2014

Gr.POT 1
TÊTES DE SÉRIE
POT 2
AFC/CONCACAF
POT 3
CAF/CSF
POT 4
UEFA
A11 bra BRA 107824 mex MEX 85459 cmr CMR 55418 cro CRO 901
B01 esp ESP 151357 aus AUS 56412 chi CHI 105108 ned NED 1136
C04 col COL 117844 jpn JPN 63417 civ CIV 91715 gre GRE 983
D03 uru URU 116431 crc CRC 74408 ita ITA 113610 eng ENG 1080
E07 sui SUI 113834 hon HON 72022 ecu ECU 86221 fra FRA 870
F03 arg ARG 1266
49 irn IRN 61333 nga NGA 72416 bih BIH 925
G02 ger GER 131113 usa USA 104023 gha GHA 86014 por POR 1036
H05 bel BEL 117556 kor KOR 56932 alg ALG 74119 rus RUS 874

Même s’il n’y a pas de science, les assemblages géographiques semblent tenir compte du niveau sportif des zones. Les régions les moins cotées, à savoir Asie (4) et Amérique du Nord (4) ont été placées ensemble. Et puis cela tombe bien car 4 et 4 font 8… L’Afrique (5) et l’Amérique du Sud (2) ont fait de même mais problème, ils ne sont que 7 alors que les nations européennes sont à 9. Pour rééquilibrer les 2 pots, la FIFA a effectué un tirage au sort en affectant 1 des 9 pays de l’UEFA dans le pot Afrique/Amérique du Sud. Cette manœuvre a été réalisée juste avant de tirer le pot 3. Le hasard a désigné l’Italie mais cette place aurait dû revenir à la France qui était le pays le moins bien classé des huit…

Des têtes de série qui manquent de sérieux…

Voici la liste du G8 du football mondial : Brésil (pays organisateur – 11ème), Espagne (1er), Allemagne (2ème) Argentine (3ème) Colombie (4ème) Belgique (5ème), Uruguay (6ème) Suisse (7ème).

Hormis le Brésil, affecté dans le chapeau de tête grâce à son statut de pays hôte, on retrouve quelques nations qui se sont distinguées durant les quatre dernières années : l’Espagne (vainqueur de la CM 2010 et de l’Euro 2012), l’Allemagne (demi-finaliste de la CM 2010 et de l’Euro 2012) l’Uruguay (demi-finaliste de la CM 2010, vainqueur de la Copa América 2011) et l’Argentine (quart de finaliste de la CM 2010 et de la Copa America 2011 puis leader de la zone qualificative de son continent).

A priori, on ne comprend pas trop la présence de la Belgique (5ème alors qu’elle n’a pas participé à une phase finale majeure depuis 2002), de la Colombie (4ème mais absente de la CM depuis 1998) et de la Suisse (7ème et éliminé du premier tour du Mondial 2010 et non qualifié à l’Euro 2012). Rappelons que le classement FIFA utilise un système fondé sur une moyenne de points obtenus lors des 4 dernières années. Moins l’année est récente et plus la pondération est forte (coefficient temporel : *1 ; *0,5 ; *0,3 ; *0,2), la forme du moment est donc largement rétribuée ! Résultat : il aura suffi que Belges, Colombiens et Suisses réalisent un parcours détonnant en phase éliminatoire pour être propulsé au sommet de la hiérarchie mondiale. Avec tout le respect qui leur est dû, il aurait été plus logique de voir des équipes comme l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal, pour ne citer qu’elles, car ces dernières s’étaient illustrées à des niveaux de compétition beaucoup plus élevés. Résultat : les groupes déjà déstabilisés par le facteur géographique manquent encore plus de cohésion, ce qui peut fausser la compétition. À première vue, on s’étonne d’un match Espagne/Pays-Bas au premier tour, alors que ces deux colosses s’étaient entrechoqués en finale du Mondial 2010. Un procédé qui rappelle l’ancienne méthode de l’UEFA qui pour l’Euro, ne classait les sélections que sur les perfs réalisées en phase éliminatoire. En 2008, France et Italie, finalistes de la CM en 2006, s’étaient retrouvées dans le même groupe. Depuis, la confédération européenne y a remédié en lançant un nouveau coefficient. Et si la FIFA en prenait de la graine ?

RECOMMANDATIONS

F3V propose d’améliorer le classement FIFA mais sans pour autant le révolutionner afin d’assurer la continuité avec le système actuel. Trois sujets seront abordés :

– le calcul des points résumé par la formule M*I*T*C

– le calcul d’un cycle qui consiste à établir la moyenne de points d’une équipe.

– l’emploi du temps du calendrier FIFA.

Réviser le calcul des points 

La formule serait réduite à 3 facteurs : M*I*T. Le barème actuel relatif à M (3 points pour une victoire, 1 pour un nul et 0 pour une défaite) resterait inchangé et la Pondération des Confédérations (C) fusionnerait avec le critère lié à l’importance du match (I).

Revoir le coefficient de certains matches

Les matches de classement (excepté le match pour le troisième place), les barrages (repêchés uniquement), les phases finales régionales (non reliées à une épreuve confédérale), auraient le même coefficient qu’un match amical (*1). En effet, les barrages font office de matches de rattrapage, et on ne voit pas pourquoi on avantagerait des sélections tenues en ballottage. Ces rencontres additionnelles ont même fait débat lors du tirage au sort de la phase finale de la CM 2010 où le classement d’octobre 2009 avait été préféré à celui de novembre 2009 afin justement de ne pas donner l’occasion aux retardataires de se refaire une santé. Attribuer davantage de points à ces types de matches, fausse le classement et pénalise les équipes exemptées. En revanche, pour éviter de sanctionner les sélections qualifiées d’office pour les phases finales, ces dernières pourraient prendre part aux qualifications « pour du beurre » mais en bénéficiant du même coefficient que leurs homologues. C’est déjà le cas pour l’Euro 2016 (France), la CAN 2017 (Gabon), et l’Asian Cup 2019 (EAU grâce au jumelage CM/Coupe d’Asie).

Fusionner les critères (I) et (C)

La pondération confédérale serait supprimée de la formule mais serait en partie intégré à I (Importance du Match). Elle ne concernerait que les matches officiels organisés par les confédérations : phases éliminatoires de la Coupe du Monde, phases éliminatoires et tournois finaux des Championnats Continentaux. Le coefficient oscillerait entre 2 et 3. La différence de valeur entre la zone la plus forte et la zone la plus faible atteint 33% (0,66), on est assez loin de la valeur minimale de l’actuelle méthode (15% soit 0,85), mais rappelons que cela ne concernerait plus que les épreuves confédérales car tous les duels affichant un tout autre statut ne seraient plus ponctionnés. En sus, des bonus seraient prévus pour les phases finales (cf. ci-dessous). Le coefficient des matches continentaux serait calculé tous les quatre ans après chaque Coupe du Monde, mais reposerait sur un nouveau système.

I : IMPORTANCE DU MATCH

Matches amicaux (tournois régionaux etc.)1
Phase éliminatoire de la Coupe du Monde et compétitions continentales 2/3
Coupe des Confédérations3
Phase finale de la Coupe du Monde4

La valeur d’une épreuve continentale, comprise entre  2,0 et 3,0, est calculée sur la base du nombre de points remportés par la confédération lors des quatre dernières Coupes du Monde de la FIFA.  Le barème est le suivant : match joué : 1 point, victoire 3 points, nul 1 point (tirs au but compris), défaite 0 point. Le match pour la 3ème place est ignoré. Ensuite on additionne les points enregistrés par les pays d’une même confédération, puis on divise la somme par le nombre desdits pays. Le sous-total d’une édition est multiplié par cent. Pour obtenir le résultat final, on additionne les 4 sous-totaux. Pour les connaisseurs, vous avez sans doute remarqué qu’il s’agit de la même méthode utilisée par l’indice UEFA en Coupes d’Europe. Ci-dessous, un exemple de calcul pour le continent africain en 2014.

COEFFICIENT AFRIQUE 2014 (SIMULATION)

PAYSPOINTS
ALGÉRIE8
CAMEROUN3
CÔTE D'IVOIRE6
GHANA4
NIGERIA8
TOTAL 5800 (29/5 = 5,8*100)

La confédération qui obtient le meilleur total hérite du meilleur coefficient (*3,0). Les coefficients des autres zones confédérales se calculent comparativement à la meilleure confédération : on divise le nombre de points de la zone par le nombre de points obtenus par la meilleure confédération. Ensuite, le quotient, arrondi au centième, est additionné à 2.

Exemple : pour calculer le coefficient des compétitions européennes (UEFA), on divise le total de points de la zone Europe (4356 points) par celui affiché par la zone Amérique du sud (5121 points), confédération qui a hérité du meilleur total. Ce qui donne 0,85, en ajoutant 2, on obtient 2,85. Ci-dessous, les coefficients confédéraux qui auraient été utilisés pour le cycle 2014/2018.

COEFFICIENT DES CONFÉDÉRATIONS (SIMULATION)

CLASSEMENTCM 2002CM 2006 CM 2010CM 2014TOTALCOEFFICIENT
1- CONMEBOL108012251400141651213,00
2- UEFA97312921038105343562,85
3- CONCACAF100050060090030002,58
4- CAF70056076058026002,50
5- AFC85047572527523252,45
6- OFC0800600014002,27

Concernant T (la valeur de l’équipe), la formule serait à peine modifiée : 201 – le classement de l’adversaire au lieu de 200, mais le résultat serait toujours compris entre 50 et 200.

T : VALEUR DE L'ADVERSAIRE

201 - classement de l'adversaire

– Calcul d’un match : pour obtenir le nombre de points obtenus sur une rencontre on multiplie ces 3 critères : M*I*T

Exemple : Pays-Bas – Espagne : 2-1, quart de finale de la Coupe du Monde 2010

EXEMPLE DE CALCUL D'UN MATCH

 PAYS-BAS (15')ESPAGNE (1')
M (Valorisation du résultat)30
I (Importance du Match)44
T (Valeur de l'adversaire)200185
TOTAL2400 points0 point

Les Pays-Bas obtiennent le meilleur total de points possible (2400 points) grâce à leur succès sur l’Espagne, 1er au classement FIFA.  Notons que la pondération confédérale est totalement absente du calcul.

Réévaluer le calcul d’un cycle

Supprimer le facteur de pondération

Supprimer le facteur de pondération donnerait probablement le sentiment d’un classement plus juste. Pour le démontrer, on a effectué une simulation sur le classement FIFA en refaisant le tirage au sort de la CM 2014. On s’est alors basé sur les résultats publiés en novembre 2013. Le cycle quadriennal embrassé nous permet de prendre en considération l’intégralité des éliminatoires de la CM 2014 et tous les grands rendez-vous internationaux à commencer par la phase finale de la CM 2010. Commençons par les têtes de série, le pot 1 serait formé par l’octuor suivant :

Brésil (pays organisateur – 9ème), Espagne (1er), Allemagne (2ème) Argentine (3ème) Pays-Bas (4ème) Uruguay (5ème), Portugal (6ème) Angleterre (7ème) (Italie 8ème mais non tête de série à cause du Brésil désavantagé il est vrai par les nombreux matches amicaux qui lui ont été imposés).

Sans le facteur de pondération, le classement FIFA est déjà plus significatif. Ces 8 équipes n’auraient pas usurpé une telle distinction, car elles ont été évaluées par les épreuves les plus importantes (Mondial et championnats continentaux). Rien que pour la CM 2010, on retrouve les 4 équipes du dernier carré (Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Uruguay) ainsi que 2 quarts de finalistes (Argentine, Brésil). Ne manque que le Ghana et le Paraguay qui ne s’est pas qualifié. Au niveau continental, 7 des 8 formations sont au moins allées jusqu’en quarts de finale de leurs compétitions respectives (absence des Pays-Bas). Les deux vainqueurs sont présents (Espagne à l’Euro 2012 et Uruguay à la Copa América 2011). Sans surprise, le trio Belgique, Colombie et Suisse qui n’a rien prouvé au plus haut niveau entre 2010 et 2014, a été relégué dans le pot 2. Par souci de simplicité, on a simplement additionné les 4 sous-totaux annuels enregistrés entre décembre 2010 et novembre 2013. On remarquera que sans la pondération (1+1+1+1 = 4), les résultats sont deux fois plus importants que ceux publiés par le système actuel (1+ 0,5 + 0,3 + 0,2 = 2). Pour éviter un décalage avec le modèle en vigueur, on convertirait les résultats obtenus depuis 2006 en multipliant les points 2. Le classement resterait alors inchangé.

Baser le tirage au sort de la CM sur des critères géographiques et sportifs

Les 32 finalistes seraient toujours réparties dans 4 chapeaux de 8 équipes, mais seraient classées sur la base du classement FIFA.  Ainsi on pourrait retrouver plusieurs équipes d’une même confédération disséminées dans les 4 pots. Ce procédé est déjà appliqué en Ligue des Champions de l’UEFA : les clubs sont d’abord hiérarchisés en fonction de leur force (indice UEFA) mais ceux qui sont issus de la même association, ne peuvent pas être tirés dans le même groupe.

Le principe géographique serait donc préservé : les équipes originaires de la même confédération ne pourraient pas se croiser au premier tour. Avec ses 13 représentants, l’Europe échapperait en partie à cette contrainte. La consigne serait la suivante : pas plus de 2 équipes par poule, sachant qu’il y en aurait au moins 1 par groupe, ce qui donne un total de 5 derbys continentaux. Aussi, avant de réunir 2 sélections européennes dans un seul et même groupe, les 8 premières équipes tirées s’éviteraient pour occuper 8 groupes différents. Pour aider le maître de cérémonie, le tirage serait assisté par ordinateur.

 

TIRAGE AU SORT DE LA COUPE DU MONDE 2014 (SIMULATION)

Gr.POT 1
POT 2
POT 3
POT 4
A09 bra BRA 211512 gre GRE 205021 gha GHA 168331 crc CRC 1120
B06 por POR 227515 bel BEL 186719 mex MEX 175725 jpn JPN 1512
C03 arg ARG 2575
10 cro CRO 205818 fra FRA 175932 cmr CMR 1035
D04 ned NED 253011 col COL 205622 bih BIH 164027 kor KOR 1300
E07 eng ENG 226308 ita ITA 218520 usa USA 171129 irn IRN 1238
F05 uru URU 233513 sui SUI 202024 alg ALG 153726 aus AUS 1319
G02 ger GER 286416 rus RUS 186623 ecu ECU 157628 nga NGA 1296
H01 esp ESP 318314 chi CHI 187617 civ CIV 182530 hon HON 1133

Bonifier la moyenne de points

Comme la pondération serait supprimée, la moyenne de points serait calculée sur une fréquence quadriennale et non plus sur une fréquence annuelle. Le nombre de points serait divisé par le nombre de matches joués lors des quatre dernières années. La règle actuelle veut qu’une équipe dispute au moins 5 rencontres par an, par conséquent ce total serait porté à 20. Si une formation est en deçà de ce résultat, ledit total serait toujours divisé par 20.

Un bonus cyclique serait attribué aux équipes nationales qualifiées pour une phase finale. Il se calculerait en déduisant le nombre de matches joués dans le calcul d’une moyenne quadriennale, ce qui permettrait aux meilleures sélections de bonifier leur total de points : 1 point de bonus = 1 match en moins dans le diviseur. Voici la liste des épreuves concernées :

– Tournois continentaux : entre 1 et 5 points de bonus. Pour les compétitions biennales comme la CAN et la Gold Cup, seule l’édition la plus récente bénéficierait de ces points de bonification. Pas de bonus pour les équipes invitées issues d’une autre confédération (exemple : Mexique en Copa América). 

– Tournois mondiaux : Coupe du Monde : entre 3 et 7 points de bonus, Coupe des Confédérations : entre 1 et 2 points de bonus.

Le match pour la 3ème place serait ignoré mais son coefficient serait maintenu (entre 2 et 4). Au total, les équipes pourraient cumuler jusqu’à 15 points de bonus. Exemple : entre août 2010 et juillet 2014, la France a disputé 54 matches. Dans leur parcours, les tricolores ont atteint les quarts de finale de l’Euro 2012 (- 3) et les quarts de finale de la CM 2014 (- 5). Le total de points est divisé par 46 au lieu de 54. N’oublions pas que le nombre de matches disputés dans un cycle ne saurait être inférieur à 20, bonus compris.

BONUS CYCLIQUE

 CMCCEUCAGCAFASOC
Premier Tour3X122113
Huitièmes4X2XX22X
Quarts5X33333X
Demis61444444
Finale72555555
CM : Coupe du Monde, CC : Coupe des Confédérations, EU : Championnat d'Europe des Nations, CA : Copa América, GC : Gold Cup, AF : Coupe d'Afrique des Nations, AS : Asian Cup, OC : Oceania Cup

Récompenser l’assiduité des équipes

Pour récompenser l’assiduité des équipes, on inclurait dans la moyenne annuelle, un bonus de 100 points par match joué. En principe, le résultat final d’une sélection ne saurait être inférieur à 100 points. Sous réserve d’avoir disputé 20 matches en 4 ans, faute de quoi son total diminuerait en conséquence. Ainsi, une équipe qui n’aurait pas joué un seul match durant les quatre dernières années, se verrait attribuer un zéro pointé. De plus, le nombre de points séparant deux victoires dans le classement FIFA serait réduit : 2400 maximum en CM contre 150 minimum en amical (force de la confédération non incluse) soit un rapport allant de 1 à 16. Avec ce nouveau barème, l’écart serait raisonnablement rabaissé à 10. (2500 en CM contre 250 en amical).

Réaménager l’emploi du temps du classement FIFA

Aligner le classement FIFA sur le calendrier international

Publier le classement FIFA tous les mois n’est pas très instructif. De plus, les rendez-vous des équipes nationales sont surtout dictés par le calendrier FIFA. Le plus simple serait de réactualiser le classement FIFA après chaque date double définie par le calendrier international. Une étape est importante car elle redéfinit à chaque fois la valeur des 209 équipes évaluées.

On recenserait 5 étapes par an :

– Mars (2 matches officiels + phases finales disputées en janvier-février : CAN, etc.)

– Juillet (2 matches officiels disputés en juin + phases finales disputées en juin-juillet).

– Septembre (2 matches officiels)

– Octobre (2 matches officiels)

– Novembre (2 matches officiels)

Sur une période de quatre ans, on recenserait 20 rendez-vous, ce qui correspond au moins à 20 matches, le minimum exigé pour pouvoir être correctement évalué.

Réorganiser le calendrier des tirages au sort

Le tirage au sort serait réalisé à des moments clés, c’est-à-dire à la fin d’un cycle précis. C’est le cas pour celui de la phase finale effectuée au mois de décembre précédant l’année de la CM, mais cette fois on engloberait les résultats obtenus en novembre. Concernant le tirage de la phase éliminatoire, le verdict des mains innocentes serait toujours rendu un an près la CM, mais se baserait sur le classement publié juste après le Mondial. Même s’il est trop tard pour entériner nos suggestions pour le prochain tirage de la CM 2018 prévu le 25 juillet 2015, la commission d’organisation de la FIFA pourrait d’ores et déjà se baser sur les résultats publiés le 17 juillet 2014, soit 4 jours après la finale de la CM. Car là encore, des équipes ne sont pas à leur place. Rien qu’en Europe, le Pays de Galles (absente d’une phase finale depuis 1958) et la Roumanie (aucun résultat probant rien que sur le dernier cycle encouru) devraient être affectés dans le pot 1. Par contre, si notre suggestion était validée, les 6 pots européens seraient plus conformes à la logique sportive vu que les 13 équipes présentes au Mondial 2014 occupent déjà les 2 premiers niveaux et 100% d’entre elles, sont têtes de série (voir ci-dessous). La Russie qualifiée d’office en tant que pays hôte a été ajoutée à titre indicatif (entre parenthèses).

LES 6 POTS DE LA ZONE EUROPE

POTSCLASSEMENT AU 17.07.2014CLASSEMENT AU 09.07.2015
Pot 1GER, NED, BEL, ESP, SUI, FRA, POR, GRE, ITAGER, BEL, NED, POR, ROU, ENG, WAL, ESP, CRO
Pot 2 CRO, BIH, ENG, UKR, (RUS), DEN, SCO, ROU, SWE, SRBSVK, AUT, ITA, SUI, CZE, FRA, ISL, DEN, BIH
Pot 3TUR, CZE, SVN, HUN, ARM, AUT, WAL, SVK, ISLUKR, (RUS), SCO, POL, HUN, SWE, ALB, NIR, SRB, GRE
Pot 4 MNE, NOR, FIN, POL, ALB, ISR, IRL, BUL, AZETUR, SVN, ISR, IRL, NOR, BUL, FRO, MNE, EST
Pot 5 MKD, BLR, NIR, EST, GEO, MDA, LVA, LTU, LUXCYP, LVA, ARM, FIN, BLR, MKD, AZE, LTU, MDA
Pot 6KAZ, CYP, MLT, LIE, FRO, AND, SMRKAZ, LUX, LIE, GEO, MLT, SMR, AND

CONCLUSION

La réforme du classement FIFA initiée par F3V permettrait d’améliorer les points suivants :

– Simplification de la formule M*I*T en limitant le nombre de facteurs (3 au lieu de 4) et en intégrant la pondération confédérale dans le coefficient des matches continentaux (calcul moins complexe et plus significatif sur le plan statistique).

– Réévaluation de la moyenne de points en supprimant le facteur de pondération (hiérarchisation des équipes à une plus juste valeur comme l’a démontré notre simulation) et en introduisant certains bonus (parcours de l’équipe en phase finale et assiduité).

– Exploitation plus judicieuse du classement FIFA en l’utilisant à des cycles précis (juste après la fin de la phase préliminaire ou de la phase finale) et en optimisant son rôle dans le tirage au sort où il est sous-utilisé en phase finale (désignation des têtes de série uniquement).

– Réactualisation du classement FIFA en alignant sa publication sur les rendez-vous dictés par le calendrier international (publication moins anodine et plus instructive).

L’enjeu est de taille car sans des critères évaluatifs précis, l’équité sportive et l’équilibre compétitif d’une épreuve pourraient sérieusement en pâtir. À la FIFA de jouer.

  • Juil 18 / 2015
  • 0
Non classé

Améliorer le classement FIFA

FOOTBALL WORLD VISION

AMÉLIORER

LE CLASSEMENT FIFA

 

INTRODUCTION

   Le tirage au sort de la phase éliminatoire de la Coupe du Monde 2018 approche à grands pas. Le fameux classement FIFA sera utilisé pour hiérarchiser les équipes nationales, mais inefficace sur toute la ligne, son système évaluatif est encore sujet à controverse. En septembre 2013, Football World Vision avait déjà anticipé le problème et avait demandé au Comité Exécutif de la FIFA de réformer la méthode de calcul. En ce sens, des propositions lui avaient été soumises afin qu’elles puissent être appliquées pour le tirage au sort de la CM 2014, mais notre think tank n’avait pas été écouté. Pour le bien du jeu, F3V a décidé de relancer l’instance faîtière tout en publiant ses recommandations sur son site. Un sujet éminemment crucial car l’équilibre compétitif et l’équité sportive de notre épreuve fétiche en dépendent. Explications.

 ETAT DES LIEUX

      En 1993, la FIFA créé un classement mondial des sélections en s’appuyant sur divers critères : nombre de points obtenus, score, performance à l’extérieur, coefficient des matches et des tournois, valeur de l’adversaire etc. En 2006, le classement FIFA se réforme en simplifiant son mode de calcul. Il est réactualisé tous les mois et donne une certaine idée de la hiérarchie du moment. On l’utilise surtout pour orienter le tirage au sort de la Coupe du Monde mais aussi de certaines compétitions continentales (Copa América, Coupe d’Asie, Coupe d’Océanie).

Mode d’emploi

Calcul des points

Pour calculer le nombre de points obtenus sur un match par une équipe (sélection masculine A), le classement FIFA utilise la formule suivante : P (Points) = M*I*T*C.

– M (Matches) : correspond au barème utilisé en championnat, une équipe peut empocher entre 0 et 3 points.

M = VALORISATION DU RÉSULTAT D'UN MATCH

Victoire3
Victoire aux tirs au but2
Nul ou défaite aux tirs au but1
Défaite0

– I (Importance) : correspond à l’importance du match avec un coefficient allant de 1 à 4.

I : IMPORTANCE DU MATCH

Matches amicaux (tournois régionaux etc.)1,0
Phases éliminatoires de la Coupe du Monde et des Championnats Continentaux2,5
Phases finales des Championnats Continentaux et de la Coupe des Confédérations3,0
Phase finale de la Coupe du Monde4,0

– T (Team) : correspond à la valeur de l’adversaire indiquée par son rang actuel au classement FIFA qui est publié chaque mois. La formule est la suivante : 200 – le classement de l’adversaire. Le résultat obtenu ne peut être inférieur à 50. Seule l’équipe classée première a une valeur de 200.

T : VALEUR DE L'ADVERSAIRE

200 - classement de l'adversaire

– C (Confederation) : correspond au coefficient de pondération des confédérations. Pour le déterminer, la FIFA  se base sur les résultats obtenus lors des trois dernières Coupes du Monde. Seuls les matches intercontinentaux sont pris en compte. Le barème est le suivant : victoire 1 point, nul 0,5 point et défaite 0 point. On divise ensuite le nombre de points par le nombre de matches joués.  Ensuite pour obtenir le coefficient de chaque zone, on applique la formule suivante :

Coefficient Confédération X = 4√ (moy02-10 de X / moy02-10 de meilleur confédération).

Le meilleur total ne peut excéder 1 mais il ne peut être inférieur à 0,85.

Exemple : sur les 3 dernières CM (2002, 2006 et 2010), la CAF affiche une moyenne de points s’élevant à 0,34. On l’a divise par celle de la CONMEBOL car cette dernière présente le meilleur ratio (0,63). 0,34/0,63 = 0,53. Pour obtenir le résultat final, on obtient la racine quatrième de ce total, ce qui donne 0,86.

Ci-dessous les valeurs de toutes les confédérations redéfinies tous les 4 ans après chaque Mondial. Si 2 équipes issues de 2 confédérations différentes s’affrontent, une moyenne des 2 forces est calculée. Exemple : un match UEFA/CAF donnerait une moyenne de 0,93.

C : COEFFICIENT DES CONFÉDÉRATIONS

ZONESCM 2002CM 2006CM 2010TOTALMOYENNECOEFFICIENT
UEFA0,510,760,591,860,621,00
CONMEBOL0,600,620,671,880,631,00
CONCACAF0,550,190,361,110,370,88
CAF0,410,280,331,020,340,86
AFC0,410,250,361,020,340,86
OFC000,500,500,170,85 (0,72)

– Calcul d’un match : pour obtenir le nombre de points obtenus sur une rencontre on multiplie ces 4 critères : M*I*T*C

Exemple : Pays-Bas – Espagne : 1-0, premier tour de la Coupe du Monde 2014

Vainqueurs, les Pays-Bas empochent 2400 points (maximum). Défaite, l’Espagne n’engrange aucun point.

EXEMPLE DE CALCUL D'UN MATCH

 PAYS-BAS (15')ESPAGNE (1')
M (Valorisation du résultat)30
I (Importance du Match)44
T (Valeur de l'adversaire)200185
TOTAL2400 points0 point

Calcul d’un cycle

      Les sélections sont évaluées sur les 4 dernières années écoulées. On calcule une moyenne de points obtenus sur une année (nombre de points obtenus / nombre de matches). Si l’équipe dispute moins 5 matches dans l’année, la moyenne perd 20% de sa valeur par match non joué. Ensuite on additionne les 4 sous-totaux annuels pour obtenir le nombre total de points. D’autre part, un facteur de pondération lié à l’ancienneté du match est appliqué. Moins l’année est récente, plus son coefficient est faible : 1,00 ; 0,5 ; 0,3 ; 0,2.

Ci-dessous, le total des points engrangés par les Pays-Bas entre août 2010 et juillet 2014, après la CM.

EXEMPLE DE CALCUL D'UN CYCLE - PAYS-BAS (3') Août 2010/Juillet 2014

2011 (*0,2)2012 (*0,3)2013 (*0,5)2014 (*1)TOTAL
696,05 (139,21)264,04 (79,21)628,77 (314,38)963,61 (963,61)1496

Un classement FIFA peu significatif

Simplifié en 2006, le système reste encore perfectible sur de nombreux points.

Au niveau des points

– La force de la confédération est un critère discutable surtout qu’il se fonde sur un calcul assez compliqué. Ce sont avant tout les équipes qui déterminent la valeur d’un match, ce qui est déjà indiqué par leur classement. Un Andorre/Luxembourg en amical obtiendrait un meilleur coefficient confédéral qu’un Argentine-Nigeria en CM.

– Sans la pondération confédérale, une victoire peut rapporter entre 150 et 2400 points, ce qui donne un rapport allant de 1 à 16, un écart totalement disproportionné.

– Absence d’un système de bonification qui récompense le parcours de certaines équipes. Par exemple : en 2014, l’Équateur qui n’a pas passé le premier tour de la CM, a gagné 4 points ce qui donne une moyenne de 1.33 en 3 matches. En revanche, l’Algérie éliminée en 8èmes de finale avec le même total, n’obtient qu’un ratio de 1 point en 4 matches.

Au niveau du cycle

– Ce n’est pas seulement la méthode de calcul qui pose problème, mais le système compétitif lui-même. Au niveau cyclique, les compétitions continentales s’alignent sur des périodicités différentes (CAN tous les 2 ans, EURO tous les 4 ans etc.) et les formats des épreuves changent d’une zone à l’autre, ce qui fausse l’évaluation. Dans certaines confédérations comme la CONCACAF ou l’OFC, les formations les plus faibles disputent très peu de matches officiels à cause d’un système expéditif (match à élimination directe). Le pire c’est que certaines sélections qualifiées d’office pour un tournoi qu’elles organisent, peuvent être amenées à ne jouer que des rencontres amicales. Conséquence immédiate : la moyenne de points chute obligatoirement. Aussi l’activité intercontinentale des sélections est faible : une Coupe du Monde quadriennale ainsi qu’une Coupe des Confédérations d’envergure limitée, ont peu de chances d’influer sur la hiérarchie du classement.

– Le classement FIFA évalue les performances des équipes nationales sur les quatre dernières années écoulées. À ce titre, le cycle quadriennal utilisé semble être approprié car il correspond à celui de la Coupe du Monde. Mais le grief concerne le facteur de pondération : moins l’année est récente, plus le résultat acquis perd de sa valeur (*1 ; *0,5 ; 0,3* ; *0,2). L’accent est donc mis sur la dernière année qui représente 50 % de la valeur des points. Ce qui est assez conséquent. Résultat : les équipes les mieux classées au rang FIFA ne sont pas toujours celles qui ont le mieux réussi dans les épreuves importantes.

Classement FIFA et tirage au sort de la Coupe du Monde

Un tirage plus géographique que sportif

      La FIFA se base toujours sur le classement mondial du moment pour diriger le tirage au sort. Celui de la phase finale a été effectué le 6 décembre 2013, juste après la fin des éliminatoires. Mais au lieu d’utiliser les tous derniers résultats publiés en novembre 2013, le comité d’organisation de la CM a préféré prendre en compte ceux d’octobre 2013, une disposition déjà prise en 2009. Cette date précoce a été arrêtée afin de ne pas avantager les éventuels mondialistes ballottés en barrages (coefficient supérieur à un match amical), sans compter que 21 des 32 finalistes étaient déjà connus en octobre.

      Ces derniers ont été versés dans 4 chapeaux de 8 équipes. Les formations issues du même pot ne peuvent pas s’affronter et doivent au gré du hasard, occuper successivement les 8 groupes allant de A à H. Les 7 meilleures sélections classées au rang FIFA et le pays hôte, héritent du statut de tête de série (pot 1). Les 24 équipes restantes ont été triées selon leur origine continentale (pot 2, 3 et 4), leur rang sportif est totalement ignoré (cf. ci-dessous), ce qui peut donner lieu à des poules totalement déséquilibrées, mais c’est un autre débat sur lequel on reviendra.

TIRAGE AU SORT DE LA COUPE DU MONDE 2014

Gr.POT 1
TÊTES DE SÉRIE
POT 2
AFC/CONCACAF
POT 3
CAF/CSF
POT 4
UEFA
A11 bra BRA 107824 mex MEX 85459 cmr CMR 55418 cro CRO 901
B01 esp ESP 151357 aus AUS 56412 chi CHI 105108 ned NED 1136
C04 col COL 117844 jpn JPN 63417 civ CIV 91715 gre GRE 983
D03 uru URU 116431 crc CRC 74408 ita ITA 113610 eng ENG 1080
E07 sui SUI 113834 hon HON 72022 ecu ECU 86221 fra FRA 870
F03 arg ARG 1266
49 irn IRN 61333 nga NGA 72416 bih BIH 925
G02 ger GER 131113 usa USA 104023 gha GHA 86014 por POR 1036
H05 bel BEL 117556 kor KOR 56932 alg ALG 74119 rus RUS 874

      Même s’il n’y a pas de science, les assemblages géographiques semblent tenir compte du niveau sportif des zones. Les régions les moins cotés, à savoir Asie (4) et Amérique du Nord (4) ont été placées ensemble. Et puis cela tombe bien car 4 et 4 font 8… L’Afrique (5) et l’Amérique du Sud (2) ont fait de même mais problème, ils ne sont que 7 alors que les nations européennes sont à 9. Pour rééquilibrer les 2 pots, la FIFA a effectué un tirage au sort en affectant 1 des 9 pays de l’UEFA dans le pot Afrique/Amérique du Sud. Cette manœuvre a été réalisée juste avant de tirer le pot 3. Le hasard a désigné l’Italie mais cette place aurait dû revenir à la France qui était le pays le moins bien classé des huit…

Des têtes de série qui manquent de sérieux…

      Voici la liste du G8 du football mondial : Brésil (pays organisateur – 11ème), Espagne (1er), Allemagne (2ème) Argentine (3ème) Colombie (4ème) Belgique (5ème), Uruguay (6ème) Suisse (7ème).

Hormis le Brésil, affecté dans le chapeau de tête grâce à son statut de pays hôte, on retrouve quelques nations qui se sont distinguées durant les quatre dernières années : l’Espagne (vainqueur de la CM 2010 et de l’Euro 2012), l’Allemagne (demi-finaliste de la CM 2010 et de l’Euro 2012) l’Uruguay (demi-finaliste de la CM 2010, vainqueur de la Copa América 2011) et l’Argentine (quart de finaliste de la CM 2010 et de la Copa America 2011 puis de leader de la zone qualificative de son continent).

      A priori, on ne comprend pas trop la présence de la Belgique (5ème alors qu’elle n’a pas participé à une phase finale majeure depuis 2002), de la Colombie (4ème mais absente de la CM depuis 1998) et de la Suisse (7ème et éliminé du premier tour du Mondial 2010 et non qualifié à l’Euro 2012). Rappelons que le classement FIFA utilise un système fondé sur une moyenne de points obtenus lors des 4 dernières années. Moins l’année est récente et plus la pondération est forte (coefficient temporel : *1 ; *0,5 ; *0,3 ; *0,2), la forme du moment est donc largement rétribuée ! Résultat : il aura suffi que Belges, Colombiens et Suisses réalisent un parcours détonnant en phase éliminatoire pour être propulsé au sommet de la hiérarchie mondiale. Avec tout le respect qui leur est dû, il aurait été plus logique de voir des équipes qui avaient récemment prouvé leur valeur. En vrac, on peut citer l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal qui se sont illustrées à des niveaux de compétition beaucoup plus élevés et qui n’auraient pas usurpé une telle distinction. Résultat : les groupes déjà déstabilisés par le facteur géographique manquent encore plus de cohésion, ce qui peut fausser la compétition. À première vue, on s’étonne d’un match Espagne/Pays-Bas au premier tour, alors que ces deux colosses s’étaient entrechoqués en finale du Mondial 2010. Une procédé qui rappelle l’ancienne méthode de l’UEFA qui pour l’Euro, ne classait les sélections que sur les perfs réalisées en phase éliminatoire. En 2008, France et Italie, deux finalistes de la CM 2006, s’étaient retrouvées dans le même groupe. Depuis, la confédération européenne y a remédié en lançant un nouveau coefficient. Et si la FIFA en prenait de la graine ?

RECOMMANDATIONS

      F3V propose d’améliorer le classement FIFA mais sans pour autant le révolutionner afin d’assurer la continuité avec le système actuel. Trois sujets seront abordés :

– le calcul des points résumé par la formule M*I*T*C

– le calcul d’un cycle qui consiste à établir la moyenne de points d’une équipe.

– l’emploi du temps du calendrier FIFA.

Réviser le calcul des points 

     La formule serait réduite à 3 facteurs : M*I*T. Le barème actuel relatif à M (3 points pour une victoire, 1 pour un nul et 0 pour une défaite) resterait inchangé et la Pondération des Confédérations (C) fusionnerait avec le critère lié à l’importance du match (I).

Revoir le coefficient de certains matches

      Les matches de classement (excepté le match pour le troisième place), les phases préliminaires continentales (tours de cadrage sans les nations exemptées des étapes principales), les barrages (repêchés uniquement), les phases finales régionales (non reliées à une épreuve confédérale), auraient le même coefficient qu’un match amical (*1). En effet, les barrages font office de matches de rattrapage, et on ne voit pas pourquoi on avantagerait des sélections tenues en ballottage. Ces rencontres additionnelles ont même fait débat pour le tirage au sort de la phase finale de la CM 2010 où le classement d’octobre 2009 avait été préféré à celui de novembre 2009 afin justement de ne pas donner l’occasion aux retardataires de se refaire une santé. Attribuer davantage de points à ces types de matches, fausse le classement et pénalise les équipes exemptées. En revanche, pour éviter de pénaliser les sélections qualifiées d’office pour les phases finales, ces dernières pourraient prendre part aux qualifications « pour du beurre » mais en bénéficiant du même coefficient que leurs homologues. C’est déjà le cas pour l’Euro 2016 (France), la CAN 2017 (Gabon), la Coupe d’Océanie 2016 (matches en aller-retour) et l’Asian Cup 2019 (EAU grâce au jumelage CM/Coupe d’Asie).

Fusionner les critères (I) et (C)

      La pondération confédérale serait supprimée de la formule mais serait en partie intégré à I (Importance du Match). Elle ne concernerait que les matches officiels organisés par les confédérations (Phases éliminatoires, CM comprise, et phase finale des Championnats Continentaux). Le coefficient oscillerait entre 2 et 3.

I : IMPORTANCE DU MATCH

Matches amicaux (tournois régionaux etc.)1
Phase éliminatoire de la Coupe du Monde et compétitions continentales 2/3
Coupe des Confédérations3
Phase finale de la Coupe du Monde4

      La différence de valeur entre la zone la plus forte et la zone la plus faible atteint 33% (0,66), on est assez loin de la valeur minimale de l’actuelle méthode (15% soit 0,85), mais rappelons que cela ne concernerait plus que les épreuves confédérales car les duels affichant un tout autre statut, ne seraient plus ponctionnés. En sus, des bonus seraient prévus pour les phases finales (cf. ci-dessous). Le coefficient des matches continentaux serait calculé tous les quatre ans après chaque CM, mais reposerait sur un nouveau système. Les résultats des sélections obtenues au Mondial seraient comptabilisés en ajoutant 1 point de bonus par match joué. Le barème est le suivant : victoire 4 points, nul 2 points (tirs au but compris), défaite 1 point. Le match pour la 3ème place est ignoré. Ensuite on additionne les points enregistrés par les pays d’une même confédération, puis on divise la somme par le nombre desdits pays. Pour les connaisseurs, vous avez sans doute remarqué qu’il s’agit de la même méthode utilisée par l’indice UEFA en Coupes d’Europe. Ci-dessous, un exemple de calcul pour le continent africain en 2014.

COEFFICIENT AFRIQUE 2014 (SIMULATION)

PAYSPOINTS
ALGÉRIE8
CAMEROUN3
CÔTE D'IVOIRE6
GHANA4
NIGERIA8
TOTAL 5800 (29/5 = 5,8*100)

      Le continent le mieux classé se voit attribuer le coefficient le plus élevé (*3), le deuxième (*2,8), le troisième (*2,6) et ainsi de suite. Seules les deux dernières éditions de la CM seraient évaluées, mais les données de la compétition la plus récente seraient multipliées par 2. Ci-dessous, les coefficients confédéraux qui auraient été utilisés pour le cycle 2014/2018.

COEFFICIENT DES CONFÉDÉRATIONS (SIMULATION)

CLASSEMENTCM 2002CM 2006 CM 2010CM 2014TOTALCOEFFICIENT
1- CONMEBOL108012251400141651213,00
2- UEFA97312921038105343562,85
3- CONCACAF100050060090030002,58
4- CAF70056076058026002,50
5- AFC85047572527523252,45
6- OFC0800600014002,27

      Concernant T (la valeur de l’équipe), la formule serait à peine modifiée : 201 – le classement de l’adversaire au lieu de 200, mais le résultat serait toujours compris entre 50 et 200.

T : VALEUR DE L'ADVERSAIRE

201 - classement de l'adversaire

– Calcul d’un match : pour obtenir le nombre de points obtenus sur une rencontre on multiplie ces 3 critères : M*I*T

Exemple : Pays-Bas – Espagne : 2-1, quart de finale de la Coupe du Monde 2010

EXEMPLE DE CALCUL D'UN MATCH

 PAYS-BAS (15')ESPAGNE (1')
M (Valorisation du résultat)30
I (Importance du Match)44
T (Valeur de l'adversaire)200185
TOTAL2400 points0 point

Les Pays-Bas obtiennent le meilleur total de points possible (2400 points) grâce à leur succès sur l’Espagne, 1er au classement FIFA.  Notons que la pondération confédérale est totalement absente du calcul.

Réévaluer le calcul d’un cycle

Supprimer le facteur de pondération

      Supprimer le facteur de pondération donnerait probablement le sentiment d’un classement plus juste. Pour le démontrer, on a effectué une simulation sur le classement FIFA en refaisant le tirage au sort de la CM 2014. On s’est alors basé sur les résultats publiés en novembre 2013. Le cycle quadriennal embrassé nous permet de prendre en considération l’intégralité des éliminatoires de la CM 2014 et tous les grands rendez-vous internationaux à commencer par la phase finale de la CM 2010. Commençons par les têtes de série, le pot 1 serait formé par l’octuor suivant :

Brésil (pays organisateur – 9ème), Espagne (1er), Allemagne (2ème) Argentine (3ème) Pays-Bas (4ème) Uruguay (5ème), Portugal (6ème) Angleterre (7ème) (Italie 8ème mais non tête de série à cause du Brésil désavantagé il est vrai par les nombreux matches amicaux qui lui ont été imposés).

      Sans le facteur de pondération, le classement FIFA est déjà plus significatif. Ces 8 équipes ont toutes disputé les épreuves les plus importantes évaluées par le barème (Mondial et championnats continentaux). Rien que pour la CM 2010, on retrouve les 4 équipes du dernier carré (Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Uruguay) ainsi que 2 quarts de finalistes (Argentine, Brésil). Ne manque que le Ghana et le Paraguay qui ne s’est pas qualifié. Au niveau continental, 7 des 8 formations sont au moins allées jusqu’en quarts de finale de leurs compétitions respectives (absence des Pays-Bas). Les deux vainqueurs sont présents (Espagne à l’Euro 2012 et Uruguay à la Copa América 2011). Sans surprise, le trio Belgique, Colombie et Suisse qui n’a rien prouvé au plus haut niveau entre 2010 et 2014, a été relégué dans le pot 2. Par souci de simplicité, on a simplement additionné les 4 sous-totaux annuels enregistrés entre décembre 2010 et novembre 2013. On remarquera que sans la pondération (1+1+1+1 = 4), les résultats sont deux fois plus importants que ceux publiés par le système actuel (1+ 0,5 + 0,3 + 0,2 = 2). Pour éviter un décalage avec le modèle en vigueur, on convertirait les résultats obtenus depuis 2006 en multipliant les points 2. Le classement resterait alors inchangé.

 

TIRAGE AU SORT DE LA COUPE DU MONDE 2014 (SIMULATION)

Gr.POT 1
POT 2
POT 3
POT 4
A09 bra BRA 211512 gre GRE 205021 gha GHA 168331 crc CRC 1120
B06 por POR 227515 bel BEL 186719 mex MEX 175725 jpn JPN 1512
C03 arg ARG 2575
10 cro CRO 205818 fra FRA 175932 cmr CMR 1035
D04 ned NED 253011 col COL 205622 bih BIH 164027 kor KOR 1300
E07 eng ENG 226308 ita ITA 218520 usa USA 171129 irn IRN 1238
F05 uru URU 233513 sui SUI 202024 alg ALG 153726 aus AUS 1319
G02 ger GER 286416 rus RUS 186623 ecu ECU 157628 nga NGA 1296
H01 esp ESP 318314 chi CHI 187617 civ CIV 182530 hon HON 1133

Baser le tirage au sort de la CM sur des critères géographiques et sportifs

      Les 32 finalistes seraient toujours réparties dans 4 chapeaux de 8 équipes, mais seraient classées sur la base du classement FIFA.  Ainsi on pourrait retrouver plusieurs équipes d’une même confédération disséminées dans les 4 pots. Ce procédé est déjà appliqué en Ligue des Champions de l’UEFA : les clubs sont d’abord hiérarchisés en fonction de leur force (indice UEFA) mais ceux qui sont issus de la même association, ne peuvent pas être tirés dans le même groupe.

      Le principe géographique serait donc préservé : les équipes originaires de la même confédération ne pourraient pas se croiser au premier tour. Avec ses 13 représentants, l’Europe échapperait en partie à cette contrainte. La consigne serait la suivante : pas plus de 2 équipes par poule, sachant qu’il y en aurait au moins 1 par groupe, ce qui donne un total de 5 derbys continentaux. Aussi, avant de réunir 2 sélections européennes dans un seul et même groupe, les 8 premières équipes tirées s’éviteraient pour occuper 8 groupes différents. Pour aider le maître de cérémonie, le tirage serait assisté par ordinateur.

Bonifier la moyenne de points

      Comme la pondération serait supprimée, la moyenne de points serait calculée sur une fréquence quadriennale et non plus sur une fréquence annuelle. Le nombre de points serait divisé par le nombre de matches joués lors des quatre dernières années. La règle actuelle veut qu’une équipe dispute au moins 5 rencontres par an, par conséquent ce total serait porté à 20. Si une formation est en deçà de ce résultat, ledit total serait toujours divisé par 20.

      Un bonus cyclique serait attribué aux équipes nationales qualifiées pour une phase finale. Il se calculerait en déduisant le nombre de matches joués dans le calcul d’une moyenne quadriennale, ce qui permettrait aux meilleures sélections de bonifier leur total de points : 1 point de bonus = 1 match en moins dans le diviseur. Les équipes pourraient cumuler jusqu’à 3 types de bonus différents dans un cycle. Voici la liste des épreuves concernées :

– Tournois continentaux : entre 1 et 4 points de bonus attribués à partir des huitièmes pour le Championnat d’Europe des Nations (CEN) et l’Asian Cup (24 participants) et à partir du premier tour pour la Copa América, la CAN, et la Gold Cup (entre 12 et 16 participants). Pour les compétitions biennales comme la CAN et la Gold Cup, seule l’édition la plus récente bénéficierait de ces points de bonification. Pas de bonus pour les équipes invitées issues d’une autre confédération (exemple : Mexique en Copa América). Pour la Coupe d’Océanie dont le format n’arrête pas de changer, il serait peut-être temps de restaurer un modèle stable et conforme aux standards d’une phase finale.

– Tournois intercontinentaux : entre 1 et 5 points de bonus attribués à partir du premier tour de la Coupe du Monde. Entre 1 et 2 points de bonus attribués à partir des demi-finales de la Coupe des Confédérations.

Le match pour la 3ème place serait ignoré mais son coefficient serait maintenu (entre 2,5 et 4). Au total, les mondialistes pourraient bénéficier jusqu’à 11 points de bonus. Exemple : entre août 2010 et juillet 2014, la France a disputé 54 matches. Dans son parcours, les tricolores ont atteint les quarts de finale de l’Euro 2012 (- 2) et les quarts de finale de la CM 2014 (- 3). Son total de points est divisé par 49 au lieu de 54. N’oublions pas que le nombre de matches disputés dans un cycle ne saurait être inférieur à 20, bonus compris.

BONUS CYCLIQUE

 CMCCEUCAGCAFASOC
Premier Tour3X122113
Huitièmes4X2XX22X
Quarts5X33333X
Demis61444444
Finale72555555
CM : Coupe du Monde, CC : Coupe des Confédérations, EU : Championnat d'Europe des Nations, CA : Copa América, GC : Gold Cup, AF : Coupe d'Afrique des Nations, AS : Asian Cup, OC : Oceania Cup

Récompenser l’assiduité des équipes

      Pour récompenser l’assiduité des équipes, on inclurait dans la moyenne annuelle, un bonus de 100 points par match joué. En principe, le résultat final d’une sélection ne saurait être inférieur à 100 points. Sous réserve d’avoir disputé 20 matches en 4 ans, faute de quoi son total diminuerait en conséquence. Ainsi, une équipe qui n’aurait pas joué un seul match durant les quatre dernières années, se verrait attribuer un zéro pointé. De plus, le nombre de points séparant deux victoires dans le classement FIFA serait réduit : 2400 maximums en CM contre 150 minimums en amical (force de la confédération non incluse) soit un rapport allant de 1 à 16. Avec ce nouveau barème, l’écart serait raisonnablement rabaissé à 10. (2500 en CM contre 250 en amical).

Réaménager l’emploi du temps du classement FIFA

Aligner le classement FIFA sur le calendrier international

      Publier le classement FIFA tous les mois n’est pas très instructif. De plus, les rendez-vous des équipes nationales sont surtout dictés par le calendrier FIFA. Le plus simple serait de réactualiser le classement FIFA après chaque date double définie par le calendrier international. Une étape est importante car elle redéfinit à chaque fois la valeur des 209 équipes évaluées.

On recenserait 5 étapes par an :

– Mars (2 matches officiels + phases finales disputées en janvier-février : CAN etc.)

– Juillet (2 matches officiels disputés en juin + phases finales disputées en juin-juillet).

– Septembre (2 matches officiels)

– Octobre (2 matches officiels)

– Novembre (2 matches officiels)

Sur une période de quatre ans, on recenserait 20 rendez-vous, ce qui correspond au moins à 20 matches, le minimum exigé pour pouvoir être correctement évalué.

Réorganiser le calendrier des tirages au sort

      Le tirage au sort serait réalisé à des moments clés, c’est-à-dire à la fin d’un cycle précis. C’est le cas pour celui de la phase finale effectuée au mois de décembre précédant l’année de la CM, mais cette fois on engloberait les résultats obtenus en novembre. Concernant le tirage de la phase éliminatoire, le verdict des mains innocentes serait toujours rendu un an près la CM, mais se baserait sur le classement publié juste après le Mondial. Même s’il est trop tard pour entériner nos suggestions pour le prochain tirage de la CM 2018 prévu le 25 juillet 2015, la commission d’organisation de la FIFA pourrait d’ores et déjà se baser sur les résultats publiés le 17 juillet 2014, soit 4 jours après la finale de la CM. Car là encore, des équipes ne sont pas à leur place. Rien qu’en Europe, le Pays de Galles (absente d’une phase finale depuis 1958) et la Roumanie (aucun résultat probant rien que sur le dernier cycle encouru) devraient être affectés dans le pot 1. Par contre, si notre suggestion était validée, les 6 pots européens seraient plus conformes à la logique sportive vu que les 13 équipes présentes au Mondial 2014 occupent déjà les 2 premiers niveaux et 100% d’entre elles, sont têtes de série (voir ci-dessous). La Russie qualifiée d’office en tant que pays hôte a été ajoutée à titre indicatif (entre parenthèses).

LES 6 POTS DE LA ZONE EUROPE

POTSCLASSEMENT AU 17.07.2014CLASSEMENT AU 09.07.2015
Pot 1GER, NED, BEL, ESP, SUI, FRA, POR, GRE, ITAGER, BEL, NED, POR, ROU, ENG, WAL, ESP, CRO
Pot 2 CRO, BIH, ENG, UKR, (RUS), DEN, SCO, ROU, SWE, SRBSVK, AUT, ITA, SUI, CZE, FRA, ISL, DEN, BIH
Pot 3TUR, CZE, SVN, HUN, ARM, AUT, WAL, SVK, ISLUKR, (RUS), SCO, POL, HUN, SWE, ALB, NIR, SRB, GRE
Pot 4 MNE, NOR, FIN, POL, ALB, ISR, IRL, BUL, AZETUR, SVN, ISR, IRL, NOR, BUL, FRO, MNE, EST
Pot 5 MKD, BLR, NIR, EST, GEO, MDA, LVA, LTU, LUXCYP, LVA, ARM, FIN, BLR, MKD, AZE, LTU, MDA
Pot 6KAZ, CYP, MLT, LIE, FRO, AND, SMRKAZ, LUX, LIE, GEO, MLT, SMR, AND

CONCLUSION

      La réforme du classement FIFA initiée par F3V permettrait d’améliorer les points suivants :

– simplification de la formule M*I*T en limitant le nombre de facteurs (3 au lieu de 4) et en intégrant la pondération confédérale dans le coefficient des matches continentaux (calcul moins complexe et plus significatif sur le plan statistique).

– réévaluation de la moyenne de points en supprimant le facteur de pondération (hiérarchisation des équipes à une plus juste valeur comme l’a démontré notre simulation) et en introduisant certains bonus (parcours de l’équipe en phase finale et assiduité).

– exploitation plus judicieuse du classement FIFA en l’utilisant à des cycles précis (juste après la fin de la phase préliminaire ou de la phase finale) et en optimisant son rôle dans le tirage au sort où il est sous-utilisé en phase finale (désignation des têtes de série uniquement).

– réactualisation du classement FIFA en alignant sa publication sur les rendez-vous dictés par le calendrier international (publication moins anodine et plus instructive).

L’enjeu est de taille car sans des critères évaluatifs précis, l’équité sportive et l’équilibre compétitif d’une épreuve pourraient sérieusement en pâtir. À la FIFA de jouer.

 

  • Mar 05 / 2015
  • 0
TRANSFERTS & CALENDRIERS

PROPOSITION N° 1 : RÉORGANISER LES PÉRIODES D’ENREGISTREMENT

 

CINQ PROPOSITIONS POUR PRÉPARER LA RÉVOLUTION CALENDAIRE (1/5)

PROPOSITION N°1 :

RÉORGANISER LES PÉRIODES

D’ENREGISTREMENT 

ÉTAT DES LIEUX

 Globalement, la saison des clubs table sur une périodicité annuelle. Mais les compétitions ne coordonnent pas de la même façon. On recense deux emplois du temps différents : la saison « chevauchante » et la saison « calendaire ».

 – La saison « chevauchante » : elle enjambe 2 années civiles distinctes. Elle commence à partir du 2nd semestre (à partir de juillet) et se termine à la fin du 1er semestre de l’année suivante (juin).

– La saison « calendaire » : elle se base sur une année civile. Elle débute en janvier et s’achève en décembre.

 Saison calendaire et chevauchante

 La saison des compétitions nationales de clubs

Compétitions nationales de clubs disputées en saison chevauchante (2013/14) 

Avec 129 pays sur 209 (soit 61,72%), les associations nationales affichent une nette préférence pour le calendrier en saison chevauchante. Un modèle très prisé en Europe (79,25%) mais qui ne s’est pas franchement imposé en Amérique du Nord (65,71%) et Afrique (61,11%).

Compétitions nationales alignées en saison chevauchante (2013/14)

Liste des 129 associations nationales par confédération continentale
Zone UEFA (42 associations nationales) :
ALB, ARM, AND, AUT, AZE, BEL, BIH, BUL, CRO, CYP, CZE, DEN, ENG, ESP, FRA, GEO, GER, GRE, HUN, ISR, ITA, LIE, LUX, MDA, MKD, MLT, MNE, NED, NIR, POL, POR, ROU, RUS, SCO, SMR, SRB, SUI, SVK, SVN, TUR, UKR, WAL.
Zone CSF (4 associations nationales) :
BOL, CHI, URU, VEN.
Zone CONCACAF (23 associations) ;
AIA, ARU, ATG, BAH, BER, BLZ, CAY, CRC, DMA, GUA, HON, JAM, MEX, MSR, NCA, PAN, SKN, SLV, SUR, TRI, VGB, VIN, VIR.
Zone CAF (33 associations nationales) :
ALG, BDI, BEN, BFA, BOT, CIV, COD, CPV, DJI, EGY, ETH, GAB, GHA, GNB, GUI, LBR, LBY, LES, MAR, MLI, MRI, MTN, MWI, NAM, NIG, RSA, RWA, SEN, SOM, SWZ, TAN, TUN, UGA.
Zone AFC (22 associations nationales) :
AUS, BAN, BHR, BRU, GUM, HKG, IND, IRN, IRQ, JOR, KSA, KUW, LIB, OMA, NEP, PAK, PLE, PHI, QAT, SYR, UAE, YEM.
Zone OFC (5 associations nationales) :
NZL, SAM, SOL, TAH, VAN.

Compétitions nationales de clubs disputées en saison calendaire (2014) 

 Seules 80 associations nationales sur 209, soit 38,28%, ont opté pour un calendrier en année civile. Ce type d’organisation est majoritairement implanté en Amérique du Sud (60%), en Océanie (54,55%) et en Asie (52,17%).

Compétitions nationales alignées en saison calendaire (2014)

Liste des 80 associations nationales par confédération continentale
Zone UEFA (11 associations nationales) :
BLR, EST, FRO, FIN, IRL, ISL, KAZ, LTU, LVA, NOR, SWE.
Zone CSF (6 associations nationales) :
ARG, BRA, COL, ECU, PAR, PER.
Zone CONCACAF (12 associations nationales) :
BRB, CAN, CUB, CUW, DOM, GRN, GUY, HAI, LCA, PUR, TCA, USA.
Zone CAF (21 associations nationales) :
ANG, CGO, CHA, CMR, COM, CTA, EQG, ERI, GAM, KEN, MAD, MOZ, NGA, SEY, SLE, SSD, STP, SUD, TOG, ZAM, ZIM.
Zone AFC (22 associations nationales) :
AFG, BHU, CAM, CHN, IDN, PRK, KOR, JPN, KGZ, LAO, MAC, MAS, MDV, MGL, MYA, UZB, SIN, SRI, TJK, TPE, THA, TKM, TLS, VIE.
Zone OFC (6 associations nationales) :
ASA, COK, FIJ, NCL, PNG, TGA.

 Attention, il se peut aussi que deux compétitions d’un même pays se déroulent à des fréquences différentes. Au Belarus par exemple, le championnat a lieu en année civile et la coupe en saison chevauchante. Pour info, on s’est en priorité basé sur l’emploi du temps de la ligue pour effectuer ce recensement. Mais ce cas est extrêmement rare tout comme pour l’organisation de la saison féminine des clubs qui peut être différent de son équivalent masculin. En Angleterre, la Women’s Super League a lieu en année calendaire, ce qui n’est pas le fait de la Premier League.

La saison des compétitions continentales de clubs

Les 6 confédérations continentales sont plus partagées que les associations nationales sur l’organisation de leurs compétitions : 3 en saison chevauchante et 3 en saison calendaire.

 Compétitions continentales de clubs disputées en saison chevauchante

UEFA : Ligue des Champions et Ligue Europa

CONCACAF : Ligue des Champions

OFC : Ligue des Champions

Mais lorsqu’une compétition nationale n’est pas organisée de la même manière qu’un tournoi continental, cela crée des décalages incommodants pour les clubs. Prenons le cas du Kazakhstan ou de la Suède (saison calendaire) dont les meilleures équipes disputent les coupes européennes (saison chevauchante). Ils doivent attendre 6 mois pour entamer leur campagne continentale. Entre-temps, la première mi-temps d’un nouveau championnat national se serait déjà écoulée. La mauvaise lisibilité de la saison perturbe aussi bien les supporteurs que dirigeants et entraîneurs. L’idéal pour un club est donc de débuter toutes les épreuves alignées sur la même fréquence saisonnière. Concernant les compétitions continentales alignées en saison chevauchante, 70 associations nationales sur 99 jouissent actuellement de ce privilège (70,70%).

Championnats nationaux alignés sur la même fréquence saisonnière que leurs compétitions continentales

(Saison chevauchante 2013/14)
CONFÉDÉRATIONSASSOCIATIONS
UEFA42/53
CONCACAF23/35
OFC5/11
TOTAL70/99

Compétitions continentales de clubs disputées en saison calendaire

CONMEBOL : Coupe des Libérateurs et Coupe Sud-Américaine

CAF : Ligue des Champions et Coupe de la Confédération

AFC : Ligue des Champions, Coupe de l’AFC, Coupe du Président

 On peut également invoquer l’exemple en sens inverse pour l’Algérie (saison chevauchante) qui participe aux épreuves africaines (saison calendaire). Alors qu’il était entraîneur de l’USM Alger (ALG), Roland Courbis avait préféré ne pas participer à la C3 Africaine de 2014. «C’est une compétition qui se joue sur deux saisons avec des joueurs différents, se justifie le coach français, et ce n’est pas normal (1)». Quitte à choisir, ce dernier avait même marqué sa préférence pour la coupe arabe des clubs, simplement parce que cette compétition régionale est casée sur une saison chevauchante. En année civile, moins de la moitié des associations nationales sont calées sur la même fréquence saisonnière que leurs compétitions continentales (51 sur 110 soit 46,36%).

Championnats nationaux alignés sur la même fréquence saisonnière que leurs compétitions continentales

(Saison calendaire 2014)
Championnats nationaux alignés sur la même fréquence saisonnière que leurs compétitions continentales
CONFÉDÉRATIONSASSOCIATIONS
CSF6/10
CAF21/54
AFC24/46
TOTAL51/110

L’unité de temps de la saison bafouée

Comme la saison interclubs s’étale sur une année, l’effectif des clubs doit être le même tout au long de l’exercice, mais c’est très loin d’être le cas. En effet, comme le calendrier FIFA combine deux types de saison, il est donc malheureusement nécessaire de conserver autant de périodes d’enregistrement. C’est pourquoi le club peut remanier son effectif en plein cœur de l’exercice, ce qui le conduit à ne pas respecter pas l’unité de temps de la saison…

Une porte ouverte au nomadisme des joueurs

Le « mercato » (appelé également « période complémentaire de mutation autorisée ») avait été adopté en 1997 sous la pression des clubs, puis maintenu par la réforme des transferts survenue en 2001. En cas d’élimination prématurée en Coupes d’Europe, ces derniers pouvaient se débarrasser de certains renforts devenus aussi inutiles que coûteux. Cette stratégie court-termiste est depuis constamment remise en cause, notamment par la FIFPRO qui a proposé sa suppression. A moins que l’on décide de le conserver pour des cas exceptionnels, en limitant par exemple le nombre de transferts par club ou encore en autorisant l’acquisition de joueurs ayant peu joué. En 1996, un club de basketball belge (les Castors de Namur-Braine) a même voulu aller plus loin en souhaitant embaucher des joueurs à n’importe quel moment de la saison ! À l’origine, le différend portait sur l’invalidation de l’inscription de Jyri Lehtonen, un basketteur Finlandais enregistré en dehors des périodes d’engagement fixées par la fédération nationale (FRBSB). L’affaire atterrit devant la Cour de Justice Européenne, le principe de libre circulation étant mis en avant. Heureusement, la CJCE s’est opposée à cette résolution avançant qu’il fallait protéger l’intégrité des compétitions (Arrêt Lehtonen prononcée en 2000).

Une saison, deux périodes d’enregistrements

Pour la FIFA, la saison correspond à la période comprise entre le premier et le dernier match du championnat national. Pour protéger l’intégrité sportive de la compétition, « un joueur ne peut être enregistré qu’auprès d’un club à la fois » (article 5). Ce dernier peut être « enregistré auprès de trois clubs au maximum au cours d’une même saison. Durant cette période, le joueur ne peut être qualifié pour jouer en matches officiels que pour deux clubs ». Il est donc impossible d’officier pour plus de 2 équipes participant à la même épreuve mais jouer pour une troisième formation durant la même saison est permis à condition qu’il s’agisse d’une compétition calée sur un calendrier différent puisqu’il s’agirait d’une nouvelle saison (passage d’une saison chevauchante à une saison calendaire ou vice-versa). Chaque association nationale peut fixer 2 périodes d’enregistrement selon ses convenances avec toutefois quelques conditions (cf. article 6 du règlement du statut et du transfert du joueur). La première période qui précède en principe le début de la saison ne doit pas excéder 12 semaines. La seconde période, qui se situe au milieu de la saison, ne doit pas dépasser 4 semaines. Généralement elles s’ouvrent à partir de janvier ou de juin. Les associations doivent communiquer leurs dates à la FIFA au moins 12 mois à l’avance, sinon c’est la FIFA qui se charge de les définir.

Exemples de périodes d'enregistrement (2013/14 ou 2014)

ASSOCIATIONSPREMIÈRE PÉRIODESECONDE PÉRIODE
(1) FRANCE (Chevauchante)11 juin/02 septembre 201301/31 janvier 2014
(2) ALLEMAGNE (Chevauchante)01 juillet/31 août 201301/31 janvier 2014
(3) BRÉSIL (Calendaire)
01 janvier/31 mars 201414 juillet/13 août 2014
(4) ÉTATS-UNIS (Calendaire)18 février/12 mai 201408 juillet/06 août 2014
Sources : lfp.fr (1) bundesliga.com (2) cbf.com.br (3) mlssoccer.com (4)

Les joueurs appelés à changer de club doivent attendre l’arrivée de l’une de ces deux périodes d’enregistrement pour accéder au marché des transferts. Excepté bien sûr pour les joueurs au chômage ou en fin de contrat qui peuvent rejoindre un club à tout moment.

 Compétitions faussées et palmarès dévalués

Grâce à l’arrêt Lehtonen promulgué en 2000, le respect des périodes d’enregistrement a été consolidé. Mais le club conserve toujours le droit de remanier son effectif en plein cœur de l’exercice, ce qui le conduit à ne pas se conformer à l’unité de temps de la saison qui normalement est fixée à une année. Ce système est une entrave à la bonne marche des compétitions interclubs. Les cartes du jeu sont redistribuées en plein milieu d’une saison et les forces en présence sont chambardées. Tous les clubs n’ont pas forcément les mêmes moyens financiers pour aller pêcher un joker fiable on ne sait où. Le mercato déstabilise les effectifs et influe sur la motivation du joueur qui peut être tenté de quitter son club prématurément. A moins que ce ne soit l’employeur qui pousserait vers la sortie, un sportif qui ne ferait plus partie du projet, au passage il en profiterait pour récupérer l’argent du transfert. Souvent on assiste à des cas cocasses : un footballeur est transféré en milieu de saison vers un club d’un même championnat. En fait c’est comme si on changeait d’équipe à la mi-temps d’une rencontre. Et où se trouve le mérite, lorsque l’on remporte un trophée en ayant juste parcouru la moitié du chemin sans véritablement se fouler ? Heureusement, les confédérations en ont eu conscience, en interdisant aux joueurs d’être enregistrés pour plus d’un club dans une seule et même épreuve continentale. Sauf en Asie. En 2012, le Brésilien Rafinha se faisait éliminer au premier tour de la C1 de l’AFC avec le club de Gamba Osaka (JPN). Au 2nd semestre, il est transféré à Ulsan Horang-I (KOR) avec lequel il remporte le titre asiatique qui semblait lui avoir échappé avec les Japonais. Bof. Pour le Mondial des Clubs, c’est une autre affaire. Compétition assez courte et programmée en décembre, elle rassemble des vainqueurs des C1 assez récents (Afrique et Asie achèvent leur compétition en novembre), mais ce n’est pas le cas de l’Europe, la CONCACAF, l’Océanie et l’Amérique du Sud, dont les champions sont sacrés en milieu d’année (mai/juin voire juillet pour la CONMEBOL), c’est-à-dire juste avant l’ouverture du marché des transferts. Ces derniers peuvent par anticipation, se renforcer avec des joueurs qui n’ont même pas remporté la C1. Par exemple, Ronaldo qui a rejoint le Real Madrid en août 2002, a remporté la coupe intercontinentale face à Olimpia Asunción (2-0) en décembre 2002, alors qu’il n’a pas participé à la Ligue des champions de la saison dernière (2001/02). Est-ce normal ? Même constat pour Zlatan Ibrahimovic, champion du monde des clubs en 2009 avec le FC Barcelone, mais éliminé de la Ligue des Champions en 2008/09 avec l’Inter de Milan. Là encore, le palmarès du joueur est sans véritables mérites. Ce qui fausse complètement le tournoi qui perd alors de son crédit. Pour les super coupes nationales et continentales, le problème est le même, mais c’est à relativiser puisque ces compétitions sont secondaires ou honorifiques, sans compter qu’elles jouent une fonction inaugurale et se déroulent très souvent en tout début de saison.

RECOMMANDATIONS

La révolution calendaire passe par l’unification des saisons. On évoque souvent un calendrier basé sur une année civile, une idée déjà émise par la FIFA en 1999. Finalement, la FIFA a opté pour un calendrier bicéphale, approuvé en 2000 sous le nom de « Calendrier International des Matches Coordonnés » puis entré en vigueur en 2002. En réalité, ce planning sécurise surtout les plages réservées aux équipes nationales. En plus des matches ponctuels prévus tout au long de l’année (amicaux ou officiels), la FIFA et les confédérations peuvent investir la période juin/juillet pour fixer leurs tournois (Coupe du Monde et Championnats Continentaux) avec une alternative possible en janvier/février.

 

Calendrier international des matches coordonnés

MOISACTIVITÉS
mi- décembre/mi-février
Trêve et/ou Tournois finaux des équipes nationales
mi-février / mai Compétitions interclubs (+ matches internationaux à intercaler)
juin /juillet Trêve et/ou Tournois finaux des équipes nationales
août / mi-décembre Compétitions interclubs (+ matches internationaux à intercaler)

En 2011, l’idée d’un calendrier unifié a été de nouveau évoquée en raison de l’attribution de la CM 2022 au Qatar (2), mais le dessein semble avoir été abandonné… Élaborer un cadre unifié demandera du temps pour le mettre en œuvre car le plus difficile sera de convaincre plus d’une centaine d’associations nationales. On y reviendra. En attendant, on peut déjà réformer le système actuel en harmonisant les périodes d’enregistrement, en simplifiant les procédures de transferts tout en protégeant l’intégrité des compétitions.

Harmoniser les périodes d’enregistrement

Fixer les périodes d’enregistrement à des dates communes

Même si c’est déjà très souvent le cas, les compétitions officielles interclubs seraient obligatoirement comprises entre le 1er janvier et le 31 décembre pour les saisons calendaires et entre le 1er juillet et le 30 juin pour les saisons chevauchantes. Les périodes d’enregistrement seraient fixées à des dates précises et s’étaleraient sur 3 mois pour le début de saison et 1 mois pour le milieu de saison. Les joueurs ne pourraient pas être enregistrés en dehors desdites périodes. Toutefois, une exception prévue par le règlement serait maintenue : un joueur qui se retrouverait sans club à l’expiration des délais indiqués, pourrait être recruté à tout moment de la saison.

Nouvelles périodes d'enregistrement

SAISONSPREMIÈRE PÉRIODESECONDE PÉRIODE
Chevauchantedu 1er juin au 31 aoûtdu 1er au 31 janvier
Calendairedu 1er décembre au 1er marsdu 1er au 31 juillet

Quelle que soit la fréquence choisie, les fenêtres d’enregistrement seraient toutes superposées afin de permettre aux joueurs de passer d’une saison calendaire à une saison chevauchante et vice-versa. La connexion serait assurée par le mois de janvier en début d’année et par le mois de juillet au milieu d’année. Un joueur ne pourrait être transféré (d’un club à un autre) ou recruté (c’est-à-dire sans club au moment de son engagement) qu’une seule fois par période d’enregistrement et attendrait donc 4 mois pour changer de club. Si le nouveau club est rejoint au cours de la première période d’enregistrement, le joueur attendrait le 1er janvier en saison calendaire ou le 1er juillet en saison chevauchante pour disputer des matches officiels, ce qui correspondrait au début de la nouvelle saison. Cette mesure essentielle vise à protéger l’intégrité des saisons.

 Periodes d'enregistrement

Étendre le règlement aux amateurs

Le règlement concernant le recrutement des amateurs varie d’un pays à l’autre. En France, on ne parle pas de transferts mais de mutations. Les joueurs ont le droit de changer de clubs durant deux périodes distinctes :

– en période normale, du 1er juin au 15 juillet (trêve de l’intersaison)

– hors période du 16 juillet au 31 janvier et sous conditions après le 31 janvier.

Par souci de simplicité, les joueurs qui participent aux compétitions officielles amateurs pourraient être soumis aux mêmes règles d’enregistrement que les professionnels, afin de mieux respecter l’unité de temps de la saison et l’intégrité des compétitions (cf. ci-dessous). Les règlements spécifiques qui permettent d’éviter un trop grand nombre de mouvements dans la saison seraient admis (limitation du nombre de joueurs surclassés en âge ou fraîchement mutés sur la feuille de match, etc.).

Seuls un joueur professionnel et un club peuvent établir un contrat en bonne et due forme. Ledit « contrat est établi pour une durée minimale allant de la date de son entrée en vigueur jusqu’à la fin de la saison et au maximum pour une durée de cinq ans » (article 18). Durant l’exécution du contrat, un joueur peut aussi être prêté à un autre club, avec l’accord de toutes les parties et selon les mêmes règles régissant le transfert (article 10). Néanmoins les mineurs (moins de 18 ans pour la FIFA) qui font l’objet d’une protection spécifique, ne peuvent « signer de contrat de joueur professionnel d’une durée supérieure à trois ans ». L’idéal serait de faire coïncider les dates de fin de saison avec celles des périodes d’enregistrement : entre le 30 novembre et le 31 décembre pour la saison calendaire et entre le 31 mai et le 30 juin pour la saison chevauchante. Le but : faire en sorte qu’un joueur sur le départ ou en fin de contrat, puisse retrouver un club sans attendre l’ouverture des périodes d’enregistrement. Dans la mesure du possible, les associations nationales réaménageraient leurs calendriers afin de tenir compte de ce paramètre, faute de quoi, un footballeur qui se retrouverait sans activité avant l’heure, patienterait jusqu’à la prochaine période d’enregistrement pour changer de club. Rappelons que l’article 16 stipule qu’un contrat ne peut être résilié unilatéralement en cours de saison. En cas de litige ou de contestation, les commissions compétentes prendraient leurs responsabilités. L’article 6 du règlement du statut et du transfert des joueurs serait amendé (cf. ci-dessous).

Amendement de l'article 6 : Périodes d'enregistrement

Règlement du statut et du transfert des joueurs (FIFA)
ARTICLE 6 (Règle actuelle)ARTICLE 6 (Règle F3V)
1. Un joueur ne peut être enregistré qu’au cours de l’une des deux périodes d’enregistrement annuelles fixées à cette fin par l’association concernée. À titre exceptionnel, un joueur professionnel dont le contrat a expiré avant la fin d’une période d’enregistrement peut être enregistré en dehors de cette période d’enregistrement. Les associations sont autorisées à enregistrer ces professionnels à condition que l’intégrité sportive de la compétition concernée soit dûment prise en considération. En cas de résiliation de contrat pour juste cause, la FIFA peut prendre des mesures provisoires afin d’éviter tout abus, conformément à l’art. 22.

1. Un joueur ne peut être enregistré qu’au cours de l’une des deux périodes d’enregistrement annuelles fixées à cette fin par la FIFA. Un joueur ne peut être transféré ou recruté qu’une seule fois au cours de la même période d’enregistrement. À titre exceptionnel, un joueur qui n’a pas trouvé de club au cours de la période d’enregistrement, peut être enregistré à tout moment de la saison. Les associations sont autorisées à enregistrer ces joueurs à condition que l’intégrité sportive de la compétition concernée soit dûment prise en considération. En cas de résiliation de contrat pour juste cause, la FIFA peut prendre des mesures provisoires afin d’éviter tout abus, conformément à l’art. 22.
2. La première période d’enregistrement commence après la fin de la saison et s’achève, en principe, avant le début de la nouvelle saison. Cette période ne doit pas excéder douze semaines. La deuxième période d’enregistrement doit en principe se situer au milieu de la saison et ne doit pas excéder quatre semaines. Les deux périodes d’enregistrement pour la saison doivent être saisies dans TMS au moins douze mois avant leur entrée en vigueur (cf. art. 5.1, al. 1 de l’annexe 3). La FIFA déterminera les dates de toute association qui ne les aura pas communiquées à temps.2. Pour les associations jouant durant une saison calendaire (entre le 1er janvier et le 31 décembre), la première période d’enregistrement qui correspond en principe à l’intersaison est fixée entre le 1er décembre et le 1er mars inclus. La seconde période d’enregistrement qui correspond en principe au milieu de la saison, est fixée entre le 1er et le 31 juillet inclus.
Un joueur transféré ou recruté au cours de la première période d’enregistrement doit attendre le 1er janvier pour jouer des matches officiels avec son nouveau club.
X3. Pour les associations jouant durant une saison chevauchante (entre le 1er juillet et le 30 juin de l’année suivante), la première période d’enregistrement qui correspond en principe à l’intersaison est fixée entre le 1er juin et le 31 août inclus. La seconde période d’enregistrement qui correspond en principe au milieu de la saison, est fixée entre le 1er et le 31 janvier inclus.
Un joueur transféré ou recruté au cours de la première période d’enregistrement doit attendre le 1er juillet pour jouer des matches officiels avec son nouveau club.
3. Un joueur ne peut être enregistré – sous réserve de l’exception prévue à l’art. 6, al. 1 – que si le club soumet valablement une requête à l’association concernée au cours d’une période d’enregistrement.
4. Un joueur ne peut être enregistré – sous réserve de l’exception prévue à l’art. 6, al. 1 – que si le club soumet valablement une requête à l’association concernée au cours d’une période d’enregistrement.
4. Les dispositions concernant les périodes d’enregistrement ne s’appliquent pas aux compétitions auxquelles participent uniquement des joueurs amateurs. Pour ces compétitions, l’association concernée fixera les périodes durant lesquelles les joueurs pourront être enregistrés, tout en prenant en compte l’intégrité sportive de la compétition en question.5. Les dispositions concernant les périodes d’enregistrement s’appliquent aux compétitions officielles auxquelles participent uniquement des joueurs amateurs.

Simplifier les procédures d’enregistrement

Clarifier la notion d’enregistrement

Selon l’article 5 du règlement du statut du joueur et des transferts, aucun joueur ne peut être enregistré pour plus de deux clubs au cours d’une même saison. Seule exception : le troisième club doit débuter une saison nouvelle. Prenons le cas de Ben Arfa qui a fait couler beaucoup d’encre à cause d’un règlement mal ficelé. En début de saison, il passe de Newcastle à Hull. En milieu de saison, il rejoint Nice, mais le transfert est invalidé car on compte 3 clubs dans la même saison (France et Angleterre sont calées sur la même fréquence saisonnière : de juillet à juin). Seule solution pour le Français : partir dans un pays qui joue en année civile (États-Unis, Brésil…). Ce qui est totalement farfelu. Autre question : pourquoi les autorités compétentes n’ont pas su anticiper ce refus ? Simplement parce que les instances française et anglaise pensaient que Ben Arfa n’avait pas joué de match officiel avec Newcastle, considérant que ses apparitions en catégorie de jeunes, ne seraient pas prises en compte. Simplifions la règle : plutôt que de vérifier si un joueur a été utilisé ou pas, on ne se référerait qu’au nombre d’enregistrement dans la saison. Cependant, le club quitté durant la première période d’enregistrement serait ignoré, car bien souvent elle correspond à peu de chose près au début de la compétition (prestation peu significative). Le transfert de Ben Arfa aurait donc été homologué et il n’aurait pas eu besoin de consulter la FIFA ou d’autres instances pour le vérifier.

Renforcer l’intégrité des compétitions

En contrepartie, on protégerait un peu plus l’intégrité de la compétition, principe selon lequel un joueur ne peut pas jouer pour plus de deux clubs participant à une même compétition nationale dans une même saison (cf. article 5). En échange, on limiterait l’enregistrement à un seul club, mais là encore, le club quitté lors de la première période d’enregistrement ne serait pas pris en compte. D’autre part, il ne s’agirait que de club participant au même championnat national, c’est-à-dire deux équipes partageant la même poule. Cette restriction serait étendue aux tours principaux des compétitions continentales de clubs d’une même confédération (c’est déjà le cas sauf en Asie), les tours qualificatifs qui s’exécutent en début de saison, seraient ignorés. Mais précisons qu’il ne s’agit ici que de la participation du joueur dans ces épreuves confédérales, le maillot pourrait toujours être porté pour d’autres compétitions sous réserve des conditions et des exceptions que l’on vient d’édicter…  L’article 5 du règlement du statut et du transfert des joueurs serait amendé (cf. ci-dessous).

Amendement de l'article 5 : Périodes d'enregistrement

Règlement du statut et du transfert des joueurs (FIFA)
ARTICLE 5 (Règle actuelle)ARTICLE 5 (Règle F3V)
1. Un joueur doit être enregistré auprès d’une association pour jouer avec un club soit en tant que professionnel soit en tant qu’amateur, conformément aux dispositions de l’art. 2. Seuls les joueurs enregistrés sont qualifiés pour participer au football organisé. L’enregistrement d’un joueur implique son acceptation de se conformer aux Statuts et à la règlementation de la FIFA, des confédérations et des associations. 1. (Inchangé)
2. Un joueur ne peut être enregistré qu’auprès d’un club à la fois.2. (Inchangé)
3. Un joueur peut être enregistré auprès de trois clubs au maximum au cours d’une même saison. Durant cette période, le joueur ne peut être qualifié pour jouer en matches officiels que pour deux clubs. À titre dérogatoire, un joueur transféré d’un club à un autre appartenant à des associations dont les saisons respectives se chevauchent (c’est-à-dire début de la saison en été/automne par opposition à hiver/printemps) peut être qualifié pour jouer en matches officiels pour un troisième club durant la saison en question, sous réserve qu’il se soit pleinement acquitté de ses obligations contractuelles à l’égard de ses précédents clubs. De même, les dispositions relatives aux périodes d’enregistrement (art. 6) et à la durée minimale d’un contrat (art. 18, al. 2) doivent être respectées.3. Aucun joueur ne peut être enregistré pour plus de deux clubs au cours d’une même saison. Le club quitté lors de la première période d’enregistrement n’est pas pris en compte. Les dispositions relatives aux périodes d’enregistrement (art. 6) et aux contrats (art. 18) doivent être respectées.
4. En toutes circonstances, l’intégrité sportive de la compétition doit être dûment prise en considération. En particulier, un joueur ne peut pas jouer en matches officiels lors d’une même saison pour plus de deux clubs participant au même championnat national ou à la même coupe nationale, sous réserve de règlements des compétitions des associations membres plus stricts.4. En toutes circonstances, l’intégrité sportive de la compétition doit être dûment prise en considération. En particulier, un joueur ne peut pas être enregistré lors d’une même saison pour plus d’un club participant au même championnat national (le club quitté lors de la première période d’enregistrement n’est pas pris en compte) ou s’inscrire lors d’une même saison pour plus d’un club aux tours principaux des compétitions continentales organisées par une même confédération.

Quatre cas concrets

1- Cas Hatem Ben Arfa 

 – Selon la règle actuelle : en été 2014, Hatem Ben Arfa (France) est transféré de Newcastle (ENG) à Hull (ENG) sous la forme d’un prêt alors que le championnat anglais a déjà commencé. En janvier 2015, il rejoint Nice (FRA) mais son transfert est invalidé car il ne peut pas jouer pour 3 clubs au cours de la même saison. La seule alternative qui lui reste est de rejoindre une association qui a orienté sa ligue sur une année civile (USA, BRA, etc.).

 – Selon la règle de F3V : un joueur ne peut pas jouer pour plus de deux clubs participant au même championnat national, mais le Français n’est pas concerné par cette restriction puisque le prêt a été conclu durant la première période d’enregistrement. Le transfert de Ben Arfa de Hull à Nice, est homologué puisque le Français n’a connu qu’un seul enregistrement par période (de Newcastle à Hull en été et de Hull à Nice en hiver) et que ledit transfert concerne deux clubs qui ne font pas partie de la même association.

 2- Cas Thierry Henry

 – Selon la règle actuelle : engagé avec les New York Red Bulls (USA), Thierry Henry est prêté à Arsenal en janvier 2012, période qui correspond à l’intersaison de la Major League Soccer. À la mi-février 2012, il retourne dans son club pour préparer la saison américaine qui doit débuter en mars.

 – Selon la règle de F3V : le prêt doit respecter le même principe qu’un transfert, par conséquent, la pige de Thierry Henry est légalement enregistrée, mais le Français doit attendre l’été pour revenir aux USA, car la règle ne prévoit qu’un transfert par période et par joueur.

 3- Cas Jordan Ayew

 – Selon la règle actuelle : durant le mercato hivernal, l’attaquant de Marseille Jordan Ayew est prêté à Sochaux en janvier 2014. Rien à dire sur la validité du contrat, car ce n’est que le deuxième club du Ghanéen dans la saison.

 – Selon la règle de F3V : un transfert vers Sochaux ? Même pas en rêve, car un joueur ne peut pas jouer pour plus d’un club issu du même championnat (Ligue 1) au cours de la même saison.

 4- Cas Sofiane Boufal

 – Selon la règle actuelle : en plein milieu de la saison 2014/15, Sofiane Boufal quitte Angers pour Lille. Pas de problèmes, puisqu’il ne s’agit que du deuxième club du Français dans la saison.

 – Selon la règle de F3V : bien que les deux clubs soient issus de la même association, le contrat ne peut être que validé, puisque le LOSC (Ligue 1) et le SCO d’Angers (Ligue 2) ne participent pas au même niveau du championnat national.

FOOTBALL WORLD VISION

Si notre idée qui consiste à harmoniser les périodes d’enregistrement à des dates précises était adoptée, la saison, qui certes resterait bicéphale, serait préformatée. Une bonne base pour préparer la future révolution calendaire qui entérinerait la fin d’un calendrier sans queue ni tête, un dessein évoqué à deux reprises par la FIFA (1999 et 2011) mais qui a été renvoyé aux calendes grecques. Dans le même temps, Football World Vision entend simplifier les procédures d’enregistrement tout en renforçant l’intégrité des compétitions. Plus besoin de réunir les commissions Théodule pour savoir si le transfert d’un joueur lambda est légal ou pas (Voir le cas Ben Arfa). Pour accompagner cette réforme, F3V caresse le projet qui vise à instaurer un quota de joueurs locaux dans chaque club (cf. section clubs et sélections). Une mesure phare qui a aussi un grand rôle à jouer dans la régulation des transferts.

Sources :

(1) dzfoot.com 10/07/2013.

http://www.dzfoot.com/2013/07/10/coupes-courbis-la-coupe-de-la-caf-ne-minteresse-pas-34644.php

(2) lemonde.fr 19/01/2011

http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/01/19/la-fifa-et-l-uefa-veulent-revolutionner-le-calendrier-du-foot-international_1467827_3242.html

Pages :1234